SANS COMMENTAIRE: marseille : les tirs de la bêtise sur une synagogue

La bêtise a encore frappé. À coups de paintball, cette activité sportive qui se veut ludique, se caractérise par le jet de billes de peinture par air comprimé mais qui aurait pu faire des morts dans la nuit de mercredi à jeudi.

En effet, il est un peu moins de 20 h 30, lorsque quatre individus dans un véhicule Seat Ibiza, décident de faire le tour de la ville. Un peu plus tôt, ils ont courageusement arrosé, dans le secteur de Luminy (9e), deux passantes à coups de leurs billes miracles. Alors qu’ils se rapprochent de leurs domiciles respectifs, ils se retrouvent rue François-Mauriac, à Pont-de-Vivaux (10e).

Ils aperçoivent alors deux militaires du 4e Régiment de chasseurs alpins qui gardent la synagogue Birkat Mordehaï. « Fais pas ça, là ! » aurait lancé l’un des quatre zozos. « Trop tard ! »aurait aussitôt riposté un de ses acolytes, celui qui, positionné à l’arrière de la voiture, est précisément armé de son paintball et vient de tirer à quatre reprises sur le militaire.

On a frôlé pire, car les militaires se sentant visés auraient pu répliquer avec leur fusil-mitrailleur et faire plusieurs morts. Ont-ils eu le temps de se rendre compte qu’il ne s’agissait que de jeunes plaisantins ? Ou bien n’ont-ils même pas prêté cas à ces tireurs de pacotille ?

Sur place, les forces de police n’ont retrouvé aucun projectile et aucun des militaires n’a été ni touché ni blessé. « Mais ce n’est vraiment pas le truc à faire, s’énerve un policier marseillais. On ne s’amuse pas à ce genre de choses. Cela aurait puavoir des conséquences terribles. D’autant que nous sommes toujours en Vigipirate ! »

« Toutes les formes de violences sur les forces de l’ordre seront traitées avec une extrême sévérité », souffle un enquêteur. Grâce à l’identification du numéro de la voiture, les enquêteurs de la Brigade de sûreté urbaine (BSU) Sud ont pu remonter jusqu’aux auteurs présumés, qui doivent s’expliquer depuis hier dans les locaux de police. Tous âgés d’une vingtaine d’années, ils ont tour à tour été interpellés à leur domicile ou sur leur lieu de travail.

Selon nos sources, les suspects n’auraient pas hésité à « se balancer » les uns les autres. Une trace de peinture a été retrouvée sur la « scène de crime » qui n’en était pas tout à fait une. Depuis le 13 janvier, la sécurité devant les 19 écoles juives et 59 lieux de culte du département a été fortement renforcée.

la provence

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