BHL: « je pense que Jérusalem sera, un jour, le lieu de ma dernière longue et belle aventure de vivant » 

Le journal israélien, « Yediot Aharonot », a proposé à de prestigieux invités dans le cadre de l’édition d’un numéro spécial consacré à Jérusalem de faire parler leur coeur sur cette ville magnifique et voici ce qu’a dévoilé BHL:

« Béatitude et attente. Quiétude et espérance. Temps immobile et suspendu. Ville-signe. Violence du calme. Ville de la conversion, c’est-à-dire du retournement. Lumière aveugle. Catégorie du monde et de l’être, de l’espace et de l’esprit. Histoire et contre-Histoire. Prise dans la trame des jours et hors de cette trame. Théâtre et enjeu de la guerre contemporaine de tous (ou presque) contre tous – et prolégomène, en même temps, à toute paix future.

Mon ami Benny Lévy, peu de temps avant sa mort, disait (je cite de mémoire) : « seule la pierre de Jérusalem m’apaise ». Ce fut, dès mes premiers pas, mon cas. Et le fait est que je ne séjourne jamais en Israël sans prendre le temps de venir, au moins quelques heures, dans la seule ville du pays dont Yehoshua Leibowitz disait qu’elle était ontologiquement non-négociable.

Dès 1984, dans mon premier roman qui s’intitulait Le Diable en tête, j’imaginais un héros qui finissait sa vie à Jérusalem. Il s’appelait Benjamin, et c’était tout un programme. Je n’en suis évidemment pas là. Mais c’est l’arrière-pensée dont je sais que, d’une manière ou d’une autre, elle finira par venir à l’idée. Disons, plus exactement : je pense que Jérusalem sera, un jour, le lieu de ma dernière longue et belle aventure de vivant. »

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