G.Darmanin dément avoir mis en place à Bercy un département pour suivre les juifs français

Le quotidien financier israélien Globes affirme dans un article publié le 28 décembre que Bercy a monté une cellule spécifiquement allouée aux contribuables juifs:
Il s’agirait d’un département secret qui aurait recruté des français parlant hébreu afin de suivre et empêcher la fraude et l’évasion fiscale de français juifs qui font ou qui ont déjà fait leur Alya. Face à cette polémique Joel Mergui le président du consistoire central israélite de France à écrit au ministre Darmanin voici sa réponse:
« Monsieur le Président, à la suite de la publication par le journal Globes d’informations mensongères, j’ai jugé nécessaire que l’administration fiscale dont j’ai la charge publie un démenti catégorique, que vous trouverez ci-dessous. Comptant sur votre soutien pour relayer ces informations afin de mettre un terme à toute rumeur. Respectueusement, Gérald Darmanin, Ministre des Comptes publics »:

« La Direction Générale des Finances Publiques dément de la manière la plus catégorique les affirmations dénuées de tout fondement publiées ce jour dans le journal Globes sur la « création au sein de l’administration fiscale française d’un département qui serait spécialisé dans les juifs français« .

« Il n’existe aucune structure de ce type au sein de l’administration fiscale française. La législation fiscale française interdit toute distinction qui serait opérée sur des personnes sur le fondement de leur origine de leur lieu de résidence ou de leur appartenance à une nation ou une religion déterminée ».

« Chaque année, l’administration procède à plus d’un million de contrôles. Ces contrôles sont effectués sur la base d’une analyse objective des risques de fraude et d’évasion fiscales. Dans le cadre de ces procédures, tous les contribuables disposent des mêmes droits ».

« De plus, la France participe à un système multilatéral d’échanges d’informations sous l’égide de l’OCDE, dont 114 pays sont aujourd’hui signataires. Ces échanges concernent les avoirs financiers détenus par des résidents fiscaux d’un pays donné quelle que soit leur nationalité ».

« Dans le cadre de ces contrôles, la DGFiP adresse chaque année plusieurs milliers de demandes d’informations fiscales à d’autres Etats. Ces demandes respectent les standards internationaux. L’administration fiscale israélienne est donc susceptible de recevoir des demandes de la DGFiP, au même titre que celles d’autres pays. Contrairement à ce qui est indiqué dans l’article, la France n’adresse que quelques dizaines de demandes par an à Israël ».

« La DGFiP regrette que l’auteur de l’article n’ait pas eu la sagesse de vérifier ses informations auprès d’elle. Elle aurait pu notamment lui indiquer que l’immeuble ne compte que 9 étages et ne peut donc abriter une prétendue cellule spécialisée au 13ème étage ».

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